Le Concept

CinémAfricArt sera une salle répondant à un concept clair : une salle de découverte, de recherche et de soutien aux cinémas marginaux et  nationaux et à la production de qualité mondiale. Une salle qui ose programmer des films africains, iraniens, thailandais ou brésiliens, nous le ferons avec notre nouveau concept.
CinémAfricArt sera un observatoire des cinémas du Sud et un test pour les films du Nord. Ce sera aussi un pôle de pour l’éducation et les écoles de cinéma, une salle d’art et d’essai (en adhérant à l’association des cinémas art et essai), un creuset pour la critique cinématographique et un lieu de débat pour les cinéphiles.

CinémAfrica devient CinémAfricArt.

Si nous avons ajouté le particule Art au nom de la salle c’est parce que nous croyons que le cinéma n’est pas seulement une série de films commerciaux en 35 millimètres, mais une composante dans ce que nous appelons aujourd’hui l’iconosphère, c’est à dire la planète image.
CinémAfricArt s’ouvre au documentaire ( qui fut confiné dans les grilles des télévisions ou en avant-programme), aux films vidéo, aux vidéoarts, aux installations, aux perfermances, au spectacles composites ( théâtre illustré par des films et des images) et aux conférences-débats soutenues par des programmes audiovisuels.

Synergie avec le public

La salle de cinéma était jusqu’à la fin des années soixante-dix un pivot autour duquel s’articulait la soirée qu’on aimerait passer au centre ville : « se payer un film, prendre un pot et souper en ville ».
L’anarchie urbanistique, le développement des cités-dortoirs, la densité des réseaux routiers et la circulation complexe ont fait fuir le public. Les salles de cinéma du centre ville, comme partout dans les capitales arabes, se sont paupérisées et marginalisées et la programmation a suivi avec des films qui frôlent la pornographie, font l’apologie de la violence ou s’appuyant sur les comiques bon marché (Adel Imam, Houneidi).
Le projet réussi de la rénovation de l’Avenue de Bourguiba, l’ouverture des restaurants et cafés à des heures tardives de la nuit ont recrée une nouvelle synergie pour un public cultivé et familial à la recherche d’un cinéma de qualité. Ceci est visible dans l’affluence accrue du public jeune et moins jeune aux différents festivals de cinéma : Les JCC, Doc à Tunis, Le Festival de Kélibia, le FIFEJ à Sousse, les Journées du Cinéma Européen et la réussite des Journées du Cinéma Tunisien organisées par l’association des critiques tunisiens.
Notre projet sera basé sur une programmation réfléchie et rigoureuse, diversifiée et à géométrie variable et surtout annoncée longtemps à l’avance (la programmation du mois de  mai sera affichée dès le mois d’octobre), une communication sérieuse et un support d’information et de critique (bulletins, fiches techniques). Nous pensons créer un contrat de partenariat avec des restaurants pour essayer la formle Souper Cinéma.

Un projet culturel

CinémAfricArt sera une salle conviviale à taille humaine en plein centre-ville, les tarifs seront démocratiques et ses activités multiples et variées.
Une salle de recherche et de découverte.
Un centre d’organisation de Festivals de films, de semaines thématiques et de projections de films nationaux des cinq continents.
Un observatoire de la distribution - le groupe d’animation est constitué aussi en producteur et distributeur -. En partenariat avec Europa Cinéma, et l’Agence de la Francophonie. Les chiffres d’entrées seront publiés chaque semaine et un box-office mensuel national sera affiché dans la salle et sur les supports de communications.
Un pôle de développement du cinéma éducatif (des films pour enfants seront programmés en fonction des romans programmés dans les livres scolaires et universitaires.
La salle sera un lieu de rencontre : pas moins de deux invités (cinéastes, comédiens, penseurs ou critiques) par mois.
Un centre de diffusion des films de qualité sur support modernes : des films tunisiens seront remastérisés et réédités accompagnés de bonus et les films de qualité en vidéo originale seront mis à la disposition du public.

Une nouvelle forme de communication

Un site, un portail, des blogs et des forums créeront une véritable interactivité entre le public et la salle. A travers une communication claire, efficace et utile le CinémAfricArt sera ainsi une plateforme de communication sur le cinéma maghrébin dans sa synergie avec les pays européens.
Plusieurs techniques de communication seront employées. D’abord les techniques classiques : affichage urbain et suburbain, métros et bus, vélos d’affichage et bien sûr, des encarts dans la presse écrite et peut être des spots télévisés et radiophoniques.
Outre la programmation, notre site orientera le public vers les différents sites et blogs du cinéma, il aidera les internautes-spectateurs vers ceux que sont utiles pour consolider la culture cinématographique et audiovisuelle.
Des informations seront envoyées par publipostage, newsletters, e-mailing, affichages et cartes postales électroniques.

La redynamisation du rapport entre le cinéma et les associations.

 

Le cinémAfricArt sera le lieu de l’épanouissement de la cinéphilie : l’association des critiques animera ses ateliers et ses activités au sein de la salle.
Les ciné-clubs animeront un ciné-club hebdomadaire selon les méthodes du bon vieux temps dont la Tunisie fut un fer de lance.
Les associations et amicales des entreprises auront leurs séances ciblées. Les associations éducatives et sociales auront leurs séances en adéquation avec leur objectifs.
Des projections ciblées pour les étudaints de langue (Cinéma et littérature) ou pour les futurs bacheliers (Najib Mahfoudh par le cinéma) seront organisées.

La salle : descriptif technique 

Une salle coquette et agréable, située au centre ville au bord de l’Avenue Bourguiba, le cœur de la ville, avec une capacité de 303 sièges confortables et des rangées espacées assurant la meilleure vision.
Un plateau de 4 mètres sur 7 mètres.une sonorisation moderne et une projection format 35 millimètres